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Salaires hommes femmes : les inégalités persistent

L’INSEE publie les résultats d’une étude qui révèle que les hommes continuent de percevoir des salaires supérieurs de 23.8%, même si les écarts se résorbent lentement.

Les écarts de rémunération entre hommes et femmes existent toujours en 2017, même si les écarts se réduisent. A l’occasion de la journée mondiale du droits des femmes, l’INSEE a publié les résultats d’une étude sur les écarts de salaires entre hommes et femmes.

Sur l’année 2017, le salaire des hommes est supérieur en moyenne de 23.8% à celui des femmes. Cet écart ne s’est malheureusement que très légèrement réduit depuis 1995, lorsqu’il était encore situé à 28.4%. Un quart seulement de ces écarts de salaires est justifié par un temps de travail plus long des hommes.

Le point positif de cette étude est que l’écart chez les jeunes générations est moins significatif que chez l’ensemble de la population (12% chez les 25-39 ans, tandis que les plus de 55 ans arrivent à 25%). C’est en revanche lorsque l’échelle des salaires augmente que l’écart de salaire entre hommes et femmes se creuse. L’écart de salaire chez les cadres est en moyenne de 22%, tandis qu’il est de 10% chez les employés.

Des retraites et des salaires moindres

De la même façon, les pensions de retraite touchées par les femmes sont nettement moins élevées que les hommes. Dévaluées de 26% en moyenne, elle sont la conséquence directe de la rémunération moindre touchée par les femmes. La différence est de 42%, de 891 euros nets par mois contre 1 543 euros pour les hommes. La part de femmes cadres est pourtant passée de 31% à 42% en vingt ans.

Les jeunes femmes plus diplômées

Pourtant, les femmes des plus jeunes générations sont en moyenne plus diplômées que les hommes. Si la relation entre diplôme et salaire n’est plus aussi évidente que par le passé, il faut prendre cela comme un signe positif. Le nombre de femmes dans l’enseignement supérieur est supérieur à celui des hommes, en particulier dans les cursus longs (plus de 3 ans). Seules persistent les formations scientifiques et les grandes écoles ou le nombre d’hommes reste nettement supérieur.

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