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Les créations d’emploi en faible progression au troisième trimestre

L’emploi salarié a progressé de seulement 0.1% au troisième trimestre de l’année 2018. S’il s’agit du 4e trimestre consécutif de progression, cette hausse est en dessous des espérances de l’exécutif.

On peut voir le verre d’eau à moitié plein, et se dire que l’économie française a continué de créer des emploi pour le quatrième trimestre consécutif. Au cours du 3e trimestre de l’année 2018, ce sont 15 000 nouveaux postes qui ont vu le jour, soit une hausse de 0.1% selon les chiffres de l’INSEE. Cette progression est à peu de choses près égale à celle enregistrée au 2e trimestre entre avril et juin, et atteint tout de même 0.7% sur un an, soit 175 100 création nettes d’emploi.

Mais cette quasi stagnation est bien en dessous des espoirs de reprise dynamique du marché de l’emploi, et loin des pics enregistrés en 2017. Cette faible hausse est en grande partie due au recul de l’emploi dans la fonction publique. 22 100 postes y ont en effet été supprimés entre juillet et septembre, après déjà une première baisse de 28 30 lors du deuxième trimestre 2018. La diminution des contrats aidés en est la principale cause de loin. Si l’on en croit Eric Heyer de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques, le chômage aurait reculé de 0.7 point sans ces suppressions.

Le secteur privé en pleine dynamique

La tendance est au sourire dans le secteur privé, qui parvient à compenser les destructions d’emploi du public grâce à une nette hausse. 5 400 nouveaux postes ont été créés au cours du troisième trimestre, portant le total à 29 100 sur un an. Cette hausse est de plus observable malgré le net repli de l’intérim, notamment grâce au dynamisme des secteurs du service aux entreprise, du transport, de l’hébergement et de la restauration et de l’information – communication.

Le point noir du secteur privé est observé dans l’industrie. Malgré un léger rebond en novembre, le secteur détruit à nouveau des emplois, pour la première fois depuis le troisième trimestre 2017. Le solde reste tout de même positif sur un an, avec un total de 4 300 emplois créés.

Les facteurs de ce tassement

Deux facteurs qui ont eu beaucoup de poids l’année dernière et qui font cruellement défaut aujourd’hui peuvent expliquer ce tassement de la création d’emplois. D’un côté, la reprise économique, très marquée en 2017, se fait plus faible aujourd’hui, entraînant dans sa dynamique morose les créations d’emplois.Les effets de plusieurs mesures qui soutenaient cette croissance commencent à s’amenuiser, comme le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) et le pacte de responsabilité et de solidarité analyse Eric Heyer.

De l’autre, le tassement de l’activité explique en grande partie le ralentissement des créations de postes. Le Produit Intérieur Brut français (PIB), qui avait fortement progressé en 2017 (+2.3%) ne devrait atteindre que +1.6% en 2018. Un chiffre constamment revu à la baisse depuis le mois de janvier.

 

 

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