intelligence artificielle

En Corée du Sud, l’intelligence artificielle recrute les candidats à l’emploi

En Corée du Sud, pays très à l’avance en matière du développement de l’Intelligence Artificielle, un groupe industriel a confié à des robots l’analyse des CV et des lettres de motivation, dans le but d’améliorer l’efficacité et la rentabilité des processus de recrutement.

Alors que la France a fait de la recherche sur l’Intelligence Artificielle une priorité avec son programme national pour l’Intelligence Artificielle, de nombreux pays ont profité des dernières années pour prendre de l’avance dans ce domaine. C’est notamment le cas de la Corée du Sud, pays dans lequel une expérience singulière en matière de recrutement et d’Intelligence Artificielle est en train d’avoir lieu.

Le groupe industriel Lotte a annoncé son intention de recruter 800 employés en mars, et pour se faire aider dans cette tâche, un logiciel informatique va être chargé d’analyser les CV et lettres de motivation des candidats. Si l’entreprise a précisé que la décision finale du recrutement serait prise par un humain après entretien, ce premier filtre constitue une nouveauté dans les grand processus de recrutement, et fait suite à la présence grandissante de l’automatisation dans les RH.

Le recours à l’intelligence artificielle avait déjà eu lieu en Corée du Sud

D’autres entreprises sud coréennes avaient auparavant déjà eu recours à l’intelligence artificielle. En janvier, le géant coréen SKLX avait déjà utilisé l’intelligence artificielle pour évaluer des lettres de motivation. La startup du même pays MIDAS IT a justement présenté en mars un système d’entretien d’embauche piloté par un ordinateur. Placé face à son écran, le candidat répond à des questions, joue à des jeux ludiques, tandis que le logiciel analyse ses réponses, le ton de sa voix et même ses expressions faciales. Ce système a été testé pour sélectionner les employés de MIDAS IT avec succès précise l’entreprise.

Des résultats probants pour l’intelligence artificielle chez Unilever

Au début de l’année, la société multinationale de l’agro-alimentaire Unilever a fait passer à ses candidats à l’embauche un entretien préliminaire automatisé réalisé via smartphone ou tablette. Cet entretien peut ensuite selon les résultats déboucher sur un entretien avec un recruteur humain. Les premiers avantages concernent les gains de temps et d’argent, l’Intelligence Artificielle étant capable d’analyser en quelques heures des milliers de données. Les logiciels devraient également être capables de faire diminuer les discriminations à l’embauche, s’ils ne sont programmés que pour s’intéresser aux compétences et à la personnalité des candidats. Unilever a affirmé que ce processus de recrutement avait permis d’embaucher des candidats d’origines plus diverses que via les processus classiques.

Les inconvénients quant à eux concernent le mal à l’aise des candidats quant il s’agit de s’exprimer face à un écran d’ordinateur ou un robot, ce qui n’est pas forcément le reflet d’une mauvaise capacité d’expression entre humains.

Mais il ne faut pas perdre de vue que les critères de recrutement n’évolueront que peu du fat qu’il s’agit d’un robot, celui-ci ayant été programmé à la base par des humains. La technologie ne fera que ce que l’humain lui permet de faire.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.