Le Syndrome de l’Imposteur : comment ne plus avoir peur d’être « démasqué » dans son nouveau job ?

C’est le scénario classique : vous avez passé les entretiens avec succès, vous avez signé votre contrat, et pourtant, une petite voix intérieure vous chuchote : « Ils ont fait une erreur. Ils vont se rendre compte que je ne suis pas à la hauteur. »

Bienvenue dans le monde du Syndrome de l’Imposteur. On estime que près de 70 % des travailleurs le ressentent au moins une fois dans leur carrière, particulièrement lors d’une prise de poste.

Voici comment comprendre ce mécanisme et, surtout, comment s’en libérer pour briller dès vos premiers jours.

1. Comprendre l’ennemi : Pourquoi maintenant ?

Le syndrome de l’imposteur n’est pas un manque de capacités, c’est un conflit entre votre perception de vous-même et la réalité.

Lors d’un nouveau poste, vous sortez de votre zone de confort. Tout est nouveau : les processus, les collègues, les outils. Cette vulnérabilité temporaire est le terreau fertile de l’insécurité. Rappelez-vous : si vous êtes là, c’est que des professionnels du recrutement ont jugé que vous étiez la meilleure personne pour ce rôle. Ils n’ont aucun intérêt à se tromper.

2. Accepter la « Courbe d’Apprentissage »

L’une des plus grandes erreurs est de vouloir être opérationnel à 100 % dès la première semaine.

  • La règle des 90 jours : Personne n’attend de vous que vous révolutionniez l’entreprise en 5 jours. Les trois premiers mois sont faits pour observer, poser des questions et comprendre la culture.
  • Normalisez l’ignorance : Dire « Je ne sais pas encore, peux-tu m’expliquer ? » n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une preuve d’intelligence et d’envie d’apprendre.

3. Des stratégies concrètes pour reprendre le contrôle

Pour faire taire cette petite voix, il faut passer de l’émotion au factuel :

  • Tenez un « Journal de Victoires » : Notez chaque jour une petite réussite (avoir maîtrisé un nouveau logiciel, avoir aidé un collègue, avoir terminé un dossier). Relisez-le en fin de semaine pour voir votre progression réelle.
  • Listez vos faits d’armes : Reprenez votre CV. Relisez vos accomplissements passés. Ce ne sont pas des coups de chance, ce sont des résultats obtenus grâce à votre travail.
  • Le feedback précoce : N’attendez pas l’entretien de fin de période d’essai. Après un mois, demandez un court point à votre manager : « Qu’est-ce que je fais bien et sur quoi dois-je m’ajuster ? ». Le flou nourrit l’anxiété, la clarté nourrit la confiance.

4. Changez votre dialogue intérieur

L’imposteur utilise un langage de « tout ou rien » (« J’ai fait une erreur, je suis nul »). Apprenez à recadrer vos pensées :

Pensée d’imposteur : « Je n’arrive pas à utiliser ce logiciel, je ne vais jamais y arriver. » Recadrage : « Ce logiciel est nouveau pour moi. C’est normal de mettre du temps. Dans deux semaines, je serai à l’aise. »

5. Parlez-en (avec précaution)

L’imposteur se nourrit du secret. En parlant de vos doutes à un mentor ou à des amis proches (en dehors de l’entreprise si vous préférez), vous réaliserez que tout le monde doute. Même les dirigeants les plus chevronnés ont parfois l’impression de « faire semblant ».


Conclusion : Transformez le doute en moteur

Le syndrome de l’imposteur est souvent le signe que vous relevez un défi à votre mesure. C’est le symptôme de votre ambition. Au lieu de le voir comme un signal d’alarme, voyez-le comme la preuve que vous êtes en train de grandir professionnellement.

Le masque ne tombera pas, car il n’y a pas de masque : vous êtes exactement là où vous devez être.

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