40% des jeunes se disent mal préparés à la recherche d’emploi

Le magazine L’étudiant et MétéoJob ont réalisé un baromètre de l’emploi des jeunes diplômés qui nous apprend que les jeunes se sentent mal préparés à la recherche d’un premier emploi et subissent de plein fouet le décalage entre la formation initiale et le monde professionnel.

Ce baromètre dresse un constat général assez critique de la préparation au monde du travail des jeunes diplômés. Ceux-ci sont globalement satisfaits de leur formation, mais trouver un emploi qui correspond à leurs études est très difficile, faute de préparation suffisante.

40% des jeunes diplômés se disent mal préparés à la recherche d’emploi

Pour près d’un jeune diplômé sur deux, la recherche d’emploi commence à partir du moment de l’obtention du diplôme. Un démarrage tardif qui leur est pénalisant, d’autant plus dans un contexte économique difficile comme c’est le cas actuellement. 38,9% des jeunes diplômés se disent pas du tout ou mal préparés à la recherche de leur premier emploi et à leur intégration dans le monde du travail. Une part équivalente estime avoir été mal ou trop peu informée sur les débouchés professionnels de leur cursus scolaire. C’est le signe de ce fossé qui existe toujours entre les études et le monde professionnel. Résultat, seuls 31% des jeunes interrogés dans cette enquête estiment avoir décroché un job correspondant à leurs études, tandis que 23% déclarent avoir un emploi qui n’y correspond absolument pas.

Les diplômés croient encore à leur formation

Cependant, près de 8 jeunes sur 10 s’estiment satisfaits de leur cursus scolaire, et 58% souhaiteraient obtenir un poste en lien avec leur formation. Une situation pas forcément évidente, qui les oblige souvent à revoir leurs attentes à la baisse, voire à se réorienter. La faute à un manque de débouchés dus à la crise et à la frilosité des entreprises, dont certaines filières souffrent particulièrement (voir notre article sur les formations qui permettent de décrocher un emploi). Cela engendre une insatisfaction générale des sondés (39%), qui peut conduire à un phénomène de démotivation, lui-même à l’origine des hésitations des entreprises à embaucher des candidats peu motivés.

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