Ce qu’il faut savoir sur le recrutement des cadres

Vous êtes cadre et à la recherche d’un emploi, ou vous êtes recruteur et vous souhaitez recruter un cadre ? La dernière étude réalisée par l’APEC sur le marché de l’emploi des cadres apporte de nombreux enseignements à connaître absolument sur les pratiques de recrutement des entreprises.

80% des entreprises publient une offre d’emploi

On le sait, les jobboards ont toujours la côte auprès des candidats et des entreprises. En ce qui concerne le recrutement de cadres, la tendance ne s’inverse pas : 8 entreprises sur 10 ont recours à la publication d’une offre d’emploi, ce qui en fait le premier canal de recrutement. De plus, dans 50% des embauches, le candidat retenu s’est fait connaître de l’entreprise en répondant à une offre d’emploi. Il ne s’agit cependant pas du seul canal de recrutement utilisé par les entreprises, qui en sollicitent en moyenne quatre : les offres, les candidatures spontanées, le réseau et la cooptation. Dans les grandes entreprises, beaucoup de recruteurs ont en plus recours à l’exploitation d’un vivier. A noter quand même que dans certains secteurs où la main d’œuvre est très demandée (informatique, ingénierie…), beaucoup d’entreprises publient des annonces sans avoir de besoins en recrutement, dans le but de se constituer un vivier en anticipation du marché.

Les réseaux sociaux peu utilisés

Pour la première fois depuis six ans, le nombre d’entreprises utilisant les réseaux sociaux pour recruter a diminué. Seules 22% d’entre elles les utilisent désormais, et elles ne sont que 12% à les considérer efficaces pour récupérer des candidats pertinents. Jugés trop chronophages pour la recherche de candidats, les réseaux sociaux sont en revanche très largement utilisés par les recruteurs (50%) pour se renseigner sur un candidat déjà identifié.

Une entreprise sur trois fait appel à un intermédiaire

Les entreprises n’hésitent plus désormais à faire appel aux services d’un cabinet en recrutement pour recruter des cadres. C’est le cas pour 33% d’entre elles, un chiffre encore plus important dans certains secteurs comme l’industrie. En ce qui concerne les cabinets de chasse, ceux-ci sont sollicités par 7% des entreprises pour débaucher des cadres déjà en poste.

Le marché caché de l’emploi des cadres ne représente que 8% des recrutements

C’est un mythe qui a la vie dure. Le fameux marché caché de l’emploi des cadres, celui qui n’utilise pas d’offres d’emploi mais uniquement le réseau, la cooptation et la chasse ne représenterait que 8% des recrutements. Un chiffre qui peut atteindre cependant 20% en ce qui concerne les dirigeants d’entreprises.

Un candidat sur deux passe au moins un test de recrutement

Les tests de recrutement se sont eux imposés dans le processus de recrutement de cadres. Un candidat sur deux en passe au moins un avant d’accéder à un poste. Une pratique qui est encore plus répandue dans les grandes entreprises, dans le secteur de l’industrie et lorsqu’un cabinet de recrutement fait l’intermédiaire entre le candidat et l’entreprise.

Dans 40% des embauches, le candidat était déjà connu de l’entreprise

Même si le marché reste assez transparent, dans deux recrutements sur cinq, le candidat sélectionné était déjà connu de l’entreprise. Cela peut signifier qu’il y a déjà eu une rencontre dans le cadre d’une collaboration, sur un salon, un cocktail ou que le candidat avait déjà postulé auprès de l’entreprise. Embaucher un candidat déjà connu par un salarié ou un dirigeant de l’entreprise renforce la confiance des recruteurs. Une tendance encore plus forte dans les PME où les salariés ont plus de poids dans les décisions de recrutement.

Seules 8% des candidatures spontanées débouchent sur une embauche

On l’a vu un peu plus haut, les candidatures spontanées peuvent être efficaces, mais mettent souvent du temps avant de vous permettre de décrocher un emploi. 60% des recruteurs consultent les candidatures spontanées qui leur sont envoyées, principalement à cause du caractère particulièrement chronophage de cette pratique. Beaucoup d’entreprises n’ont pas les ressources suffisantes pour se constituer et maintenir un vivier de qualité.

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