La sieste au travail gagne du terrain

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Une étude menée par Robert Half montre que la sieste au travail trouve de plus en plus d’adeptes en France, à la fois du côté des salariés et des employeurs.

Dans de nombreux pays, la sieste est une pratique courante, sur laquelle plusieurs gouvernements ont même légiféré. C’est le cas en Chine, où la constitution inscrit que “Tout travailleur a droit à la sieste.” Plusieurs entreprises japonaises ont rendu la sieste obligatoire pour leurs salariés, tandis que de nombreuses entreprises américaines ont aménagé des espaces de sieste et de relaxation dans leurs locaux.

En France, la sieste au travail reste assez mal perçue et renvoie toujours une image de paresse et d’inefficacité. Pourtant, une étude publiée cette semaine par le cabinet Robert Half montre que les mentalités semblent évoluer. Ainsi, près de 47% des directeurs administratifs et financiers seraient aujourd’hui plutôt favorables à l’instauration d’une sieste de moins de 20 minutes sur le lieu de travail. Même si très peu d’entreprises ont encore franchi le cap et réellement instauré cette période de repos, le résultat de ce sondage est significatif. Plusieurs startups, dont le management s’inspire en général  grandement des entreprises américaines, installent des salles de sieste dans leurs locaux. «On peut imaginer que la sieste, qui était inenvisageable au travail il y a encore peu, devienne progressivement une pause acceptée voire recommandée», commente Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France.

Une enquête de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance notait récemment que 19% des salariés avouaient s’assoupir en cachette au bureau. Eric Mullens, médecin somnologue expliquait au Figaro que «la somnolence après le déjeuner est naturelle. C’est un besoin biologique contre lequel on ne devrait pas lutter».

Le temps de sommeil moyen a diminué d’environ une à deux heures par jour depuis les années 1950, selon les travaux de Russel Forster, professeur à l’Université d’Oxford. Et ce manque pèse sur la productivité des travailleurs. Aux Etats-Unis, les pertes d’efficacité des salariés dues aux troubles du sommeil seraient évaluées à 63 milliards de dollars par an et 7.8 jours de travail par an et par salarié. De plus en plus de voix s’élèvent pour soutenir qu’une sieste de vingt minutes par jour permettraient de diminuer le stress et réduire l’épuisement. Et par conséquent, rendre le salarié plus performant.

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