Expertise comptable : un secteur qui ne connaît pas la crise

Le diplôme d’expert comptable, principalement DCG, DSCG, continue de garantir de belles perspectives de carrière malgré la crise. La récurrence des missions d’expertise de la profession a protégé les cabinets des difficultés notamment rencontrées par les avocats. Les climat économique difficile ont même permis de décrocher de nouvelles missions, notamment d’audit et de conseil auprès d’entreprises en difficulté.

Le diplôme d’expert comptable implique une formation longue. Titulaire au préalable d’un DSCG, le futur expert doit ensuite faire ses preuves en cabinet durant trois ans sous la supervision d’un maître de stage. au terme de cette période, un grand oral de soutenance de mémoire est nécessaire pour valider l’obtention du diplôme.

Les diplômés ont tendance ensuite à se tourner vers leurs tuteurs pour envisager la suite de leur carrière. Graal pour les diplômés, l’association en cabinet n’est en général possible qu’après 5 à 10 ans de travail en cabinet. Le candidat contracte ensuite généralement un emprunt pour acheter une part de capital. Cet emprunt est toutefois assez rapidement rembourse grâce à une rémunération attractive et le paiement de dividendes.

Les chiffres clés du secteur :

  • 1 conseil supérieur ; 23 conseils régionaux.
  • 20.000 experts-comptables.
  • 6.000 experts-comptables stagiaires.
  • 18.000 sociétés et associations.
  • 130.000 collaborateurs.
  • 2 millions d’entreprises clientes.
  • 11,5 milliards de chiffre d’affaires.
  • Salaires : de 75.000 (minimum 50.000 en province) à 120.000 euros pour un associé débutant + dividendes.

Grandes écoles, l’exode des cerveaux ?

Un sondage réalisé par l’institut Harris révèle que 79% des futurs diplômés des plus grandes écoles françaises envisagent de partir travailler à l’étranger.

Ces jeunes majoritairement issus des milieux privilégiés prochainement diplômés de Centrale Paris, Polytechnique ou Sciences Po rencontrent pourtant un taux d’emploi plus que satisfaisant en France. Ils sont néanmoins 34% à estimer qu’il sera difficile de trouver un emploi en France, et même 44% à penser que cela sera aussi difficile à l’étranger.

Les étudiants trop connectés ont de moins bons résultats

L’usage intensif des réseaux sociaux nuirait aux résultats scolaires si on en croit une étude américaine réalisée par la revue Emerging Adulthhhod.

Les chercheurs ont étudié le comportements de 483 étudiantes en 1ere année de médecine et l’usage qu’elles ont de 11 types de médias (télévision, films, musique, internet, téléphone, SMS, magazines, journaux, livres et jeux vidéos). Selon les résultats de l’étude, seules la lecture de journaux et l’écoute de musique permettraient une amélioration des résultats scolaires.

A contrario, les médias conduisant à une baisse des résultats sont le téléphone portable, les réseaux sociaux, la télévision et les films. Selon les chercheurs du Miriam Hospital, un usage abusif de ces médias entraîne des comportements académiques négatifs : devoirs non rendus, faible assuidité en cours, baisse des notes, manque de sommeil, de confiance en soi et consommation plus élevée de drogues.

Selon Jennifer Walsh, directrice de l’étude, il est inutile de lutter contre l’usage des réseaux sociaux. La solution serait alors de les intégrer aux cours de façon pédagogique : Étant donné la popularité des réseaux sociaux et des technologies mobiles parmi les étudiants, il parait improbable que les éducateurs réussissent à réduire l’usage qu’ils en font», dit-elle. À la place, les professeurs pourraient essayer d’intégrer ces médias sociaux dans leur classe pour rappeler aux élèves qu’ils ont un devoir à rendre ou les diriger vers des liens utiles”.

27% des jeunes diplômés envisagent de s’expatrier

Une étude menée par Deloitte-IFOP révèle que les jeunes diplômés français ont un fort penchant pour la mondialisation.

Cette tendance a nettement été accentuée par la crise puisque le chiffre a doublé en seulement un an (27% aujourd’hui contre 13% en 2012). Si cette tendance paraît normale compte-tenu de la place croissante de la mondialisation du marché du travail, il faut également y voir la fuite de certains talents, attirés par des conditions d’emploi plus favorables à l’étranger. A tire d’exemple, le rémunération moyenne des ingénieurs et managers à l’étranger est supérieure de 8 000€ annuels à la moyenne française. Un écart forcément pris en compte par les jeunes diplômés.

Aujourd’hui, près de 150 000 personnes de 18 à 25 ans vivent à l’étranger. Les destinations les plus prisées sont la Suisse, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Il convient également de noter que cette tendance est observée partout dans le monde, ce qui permet de croire à un échange gagnant / gagnant des talents à l’échelle internationale. Chaque année, 80 000 étudiants français pertent à l’étranger tandis que notre pays en accueille 285 000.