Expertise comptable : un secteur qui ne connaît pas la crise

Le diplôme d’expert comptable, principalement DCG, DSCG, continue de garantir de belles perspectives de carrière malgré la crise. La récurrence des missions d’expertise de la profession a protégé les cabinets des difficultés notamment rencontrées par les avocats. Les climat économique difficile ont même permis de décrocher de nouvelles missions, notamment d’audit et de conseil auprès d’entreprises en difficulté.

Le diplôme d’expert comptable implique une formation longue. Titulaire au préalable d’un DSCG, le futur expert doit ensuite faire ses preuves en cabinet durant trois ans sous la supervision d’un maître de stage. au terme de cette période, un grand oral de soutenance de mémoire est nécessaire pour valider l’obtention du diplôme.

Les diplômés ont tendance ensuite à se tourner vers leurs tuteurs pour envisager la suite de leur carrière. Graal pour les diplômés, l’association en cabinet n’est en général possible qu’après 5 à 10 ans de travail en cabinet. Le candidat contracte ensuite généralement un emprunt pour acheter une part de capital. Cet emprunt est toutefois assez rapidement rembourse grâce à une rémunération attractive et le paiement de dividendes.

Les chiffres clés du secteur :

  • 1 conseil supérieur ; 23 conseils régionaux.
  • 20.000 experts-comptables.
  • 6.000 experts-comptables stagiaires.
  • 18.000 sociétés et associations.
  • 130.000 collaborateurs.
  • 2 millions d’entreprises clientes.
  • 11,5 milliards de chiffre d’affaires.
  • Salaires : de 75.000 (minimum 50.000 en province) à 120.000 euros pour un associé débutant + dividendes.

25% des candidats trichent sur leurs diplômes

Suite à l’usurpation de titre du Gilles Bernheim, Le Figaro a réalisé une étude sur la validité des diplômes mentionnés par les candidats dans leurs CV.

Et les résultats de cette étude sont éloquents : selon 352 entreprises et Directeurs de Ressources Humaines, 33% des candidats s’attribuent souvent ou toujours un faux diplôme. Selon le cabinet Robert Half, ce sont même 46% des candidats qui gonflent leurs CV .

Ce chiffre impressionant est à mettre en relation avec le fait que deux recruteurs français sur trois reconnaissent ne pas vérifier la validité des parcours des candidats à un poste. Statistique d’autant plus curieuse que le diplôme conditionne en grande partie la rémunération et les perspectives d’évolution des salariés.

A noter que ce sont les profils commerciaux qui sont accusés de mentir le plus sur leurs compétences, devant les managers et des techniciens / ingénieurs.