Les français champions d’Europe de la productivité

Selon le British Office for National Statistics, les français sont bel et bien les travailleurs les plus productifs d’Europe. D’après une étude menée sur l’ensemble des pays du G7, seuls les Etats-Unis parviennetnt à surpasser les français dans le rapport PIB par heure travaillée. 

Certes, lors d’une précédente étude, l’OCDE a noté que les français sont parmi ceux qui travaillent le moins d’heures, mais ce temps de travail est nettement plus efficace qu’au Japon, en Italie ou aux USA qui occuppent la tête de ce classement entre 1991 et 2013.

PIB par heure travaillée

L’évolution du nombre d’heures travaillées par pays entre 1991 et 2012 :

Les difficultés d’application des 35h

Une étude réalisée par la DARES révèle que le temps de travail moyen des français atteint 39,5h, bien loin des objectifs de la loi votée en 1998. Dans les faits, bien peu d’entreprises appliquent strictement ce taux horaire, la plupart ayant négocié des accords ou utilisant les RTT pour la contourner. Suffisant pour remettre fréquemment en question l’efficacité de cette loi, du moins sur le plan poilitique. En réalité, les 35h ayant été très souvent contournée, la loi de Martine Aubry est devenue plus symbolique que réellement efficace.

Article intéressant de RudeBaguette

Les français sont les plus productifs

Une récente étude d’UBS montre que les français comptent parmi les populations passant le moins d’heures sur leur lieu de travail, loin des autres pays occidentaux et européens. Mais si on rapport ce nombre d’heures travaillées au produit intérieur brut, il s’avèrerait que les français seraient bien plus productifs que les américains et généreraient un des plus hauts taux de richesse par heure. ($25.10 contre $24.60 pour les américains).

68% des employeurs jugent le code du travail trop rigide

Selon les résultats de l’enquête de Pianeojobs, 68% des employeurs jugent le code du travail trop strict, notamment sur les questions de la durée du travail et de la rupture des contrats. Ils sont ainsi 52.3% à juger les 35 heures comme un frein à l’emploi, tandis que 68.8% déclarent qu’elles embaucheraient plus si les règles de rupture des contrats étaient plus souples. A noter également que seulement 53% des employés interrogés ne souhaitent pas la disparition des 35h.