Le classement des sites emploi en février 2013

Mediametrie a publié son classement mensuel des sites Emploi / Carrière. Durant le mois de février, près de 13.4 millions de française se sont rendus sur ces sites. Chiffre peu étonnant compte-tenu des records récemment battus par le chômage.

  1. Pôle Emploi : Sans surprise, Pôle Emploi conserve la tête de ce classement aisément dominé. Avec plus de 6.1 millions de visiteurs uniques et un temps moyen de visite de 27 minutes 31 secondes, la concurrence paraît bien faible. 13.5% des internautes français se sont rendus sur le site de Pôle Emploi lors du mois de février 2013.
  2. Indeed : Indeed progresse et devance désormais LeBonCoin. L’agrégateur d’offres d’emploi, filiale de Recruit Holdings atteint 1.988 visiteurs uniques, mais reste relativement bas en terme de temps de visite du fait qu’il ne propose pas directement de contenu (8 minutes 18 secondes).
  3. Leboncoin : La rubrique emploi de LeBonCoin avec 1.9 million de visiteurs uniques arrive en troisième position. A noter que la filiale du groupe norvégien Schibsteb est également dans le Top 5 des sites immobilier, automobile, mode et beauté. Comme quoi, quand on répond à un besoin…
  4. Monster : L’historique jobboard américain est de retour dans le top 5 des sites les plus visités. 1.181 millions de vues pour un temps de visite moyen de 8 minutes 44 secondes lors du mois de février 2013.
  5. Cadremploi : le site de Figaro Classifieds enregistre une audience de 1.13 million de visiteurs uniques par mois. Il devance de peu l’APEC mais enregistre un temps de visite assez faible (6 minutes 24 secondes)

Etude sur l’emploi dans la fonction publique

La dernière étude de l’Insee sur l’emploi dans la fonction publique publiée le 16 avril dresse un bilan avantageux de l’emploi dans la fonction publique.

Au total, 5.5 millions de travailleurs en France sont employés dans les fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière. On apprend dans cette étude basée sur l’année 2010, qu’au niveau salarial, les fonctionnaires sont mieux lôtis que les salariés du privé avec un salaire moyen de 2 459 € nets contre 2 082 € pour leurs homologues. La hausse des salaires dans la fonction publique en 2010 a été de 2.3%, avec une plus nette augmentation pour les jeunes de moins de 30 ans qui ont pu bénéficier  d’une hausse salariale de 3.5%. En revanche, cette hausse n’est que de 1.6% pour les plus de 50 ans et de 0.5% pour les 10% d’agents les mieux rémunérés (salaire supérieur à 3 456 €).

Au sujet de la parité homme / femme, si la fonction publique peut se vanter de réussir mieux que le privé, il reste encore des disparités à combler. L’écart de salaire entre hommes et femmes est de 13.9% (14.4% en 2009) contre 28% dans le privé. Ces écarts sont encore plus nettement visibles chez les cadres (Catégorie A) avec 18.3% d’écarts, contre 9.7% chez les agents de catégories B et 11.5% chez les agents de catégorie C.

Les cadres ont encore la côte

Il existe encore de nombreux secteurs dans lesquels les cadres sont fortement recherchés et bénéficient de conditions d’emploi souvent avantageuses. Selon Pôle Emploi, 200 000 recrutements sont à prévoir dans les fonctions d’encadrement en 2013. Oui, mais dans quels secteurs alors ?

  • Informatique : 26 665 recrutements, dont 17 912 difficiles (67.2%)
  • Ingénieurs et cadres d’études R&D : 12 200 recrutements, dont 6 675 difficiles (54.70%)
  • Technico-commerciaux : 7 407 recrutements, dont 4 285 difficiles (57.8%)
  • Cadres commerciaux, acheteurs et cadres de la marcatique : 6 616 recrutements, dont 3 041 difficiles (46.00%)
  • Ingénieurs du BTP, chefs de chantier et conducteurs de travaux : 5 074 recrutements, dont 2 327 difficiles (45.90%)
  • Immobilier : 4 735 recrutements, dont 3 153 difficiles (66.6%)
  • Médecine : 4 632 recrutements prévus, dont 3 168 difficiles (68.4%)

Le télétravail progresse

Aujourd’hui, près de 17% des français pratiquent le télétravail, une tendance à la hausse et qui concerne la moitié des entreprises du CAC 40.

Le livre blanc résultant du Tour de France du Télétravail, premiers chiffres officiels depuis 2006, dégage les contours de cette tendance. On y apprend ainsi que si la France compte encore un certain retard par rapport aux pays scandinaves ou les taux atteignent 25%, notre pays n’a rien à envier à ses voisins.

Ainsi, 48% des entreprises du CAC 40 se sont engagées à favoriser le travail à distance pour leurs salariés. Cependant, la culture managériale, et le manque de confiance accordée reste le premier obstacle à un déploiement massif. “La culture managériale reste à ce jour le frein n° 1 à l’expansion du travail à distance. Selon les résultats de notre étude, 78 % des dirigeants d’entreprise doutent de l’efficacité de leurs collaborateurs en télétravail ; mais ils ne sont plus que 41 % après l’avoir pratiqué » déclare ainsi Frantz Gault de Carlson Wagonlit Travel France.

Les avantages du télétravail pour les entreprises sont pourtant nombreux. Au delà des avantages dont profitent les salariés (qualité de vie, autonomie…), il apparaît que les entreprises favorisant le travail à distance enregistrent jusqu’à 20% d’absentéisme en moins et réalisent jusqu’à 30% d’économies sur les frais immobiliers.

Téléchargez le livre blanc sur www.tourdefranceduteletravail.fr

27% des jeunes diplômés envisagent de s’expatrier

Une étude menée par Deloitte-IFOP révèle que les jeunes diplômés français ont un fort penchant pour la mondialisation.

Cette tendance a nettement été accentuée par la crise puisque le chiffre a doublé en seulement un an (27% aujourd’hui contre 13% en 2012). Si cette tendance paraît normale compte-tenu de la place croissante de la mondialisation du marché du travail, il faut également y voir la fuite de certains talents, attirés par des conditions d’emploi plus favorables à l’étranger. A tire d’exemple, le rémunération moyenne des ingénieurs et managers à l’étranger est supérieure de 8 000€ annuels à la moyenne française. Un écart forcément pris en compte par les jeunes diplômés.

Aujourd’hui, près de 150 000 personnes de 18 à 25 ans vivent à l’étranger. Les destinations les plus prisées sont la Suisse, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Il convient également de noter que cette tendance est observée partout dans le monde, ce qui permet de croire à un échange gagnant / gagnant des talents à l’échelle internationale. Chaque année, 80 000 étudiants français pertent à l’étranger tandis que notre pays en accueille 285 000.

Le marché du recrutement se complexifie dans l’informatique

Une récente étude publiée par Pôle Emploi prévoit un ralentissement des recrutements dans l’informatique. Il ressort également que certains des postes les plus difficiles à pourvoir se situent dans ce secteur.

Cette étude illustre les difficultés que rencontrent les recruteurs pour satisfaire leurs besoins en recrutement. Le secteur informatique est, tous secteurs confondus, le secteur dans lequel les recrutements sont les plus difficiles à réaliser. La faute à une évolution permanente des techniques et à un manque récurrent de diplômés sur certaines fonctions (J2EE, C++, Linux, Oracle, ingénierie réseaux…). Aujourd’hui, plus de deux tiers des recrutement sont jugés difficiles dans le secteur.

Les prévisions de recrutement sont de plus prévues à la baisse cette année. Selon Pôle Emploi, l’année 2013 devrait se situer en decà des recrutement de l’année précédente : 42 285 contre 43 986 sur le territoire national. A noter que cette tendance va à l’encontre du marché qui prévoit une hausse générale des recrutements par rapport à 2012.

image