La rémunération des informaticiens

Nos confrères de ZD.net publient une étude recensant les principales pratiques en termes de rémunération des informaticiens. Les cadres du secteur sont ceux qui ont bénéficié des augmentations les plus faibles en 2012, et pour 2013 ceux qui bossent dans les RH ou le juridique ne seront pas particulièrement gâtés avec une progression de 0,2%.

Les SSII sont les plus importants recruteurs de cadres informatiques mais ne sont pas les plus généreuses. Le salaire moyen à l’embauche en SSII est de 35.5K€, soit 4k€ de moins qu’en 2011.

En 2011 et 2012, l’informatique / télécoms avait été le secteur connaissant la plus faible hausse du salaire des cadres, paradoxalement à la pénurie que connaissait alors le secteur. En 2013, c’est tout l’inverse puisque les cadres de l’IT sont ceux qui ont bénéficié de la plus haute revalorisation salariale (+1.8%). Les autres fonctions du setcuer informatique sont eux en revanche davantage touchées par le ralentissement de la hausse des salaires.

Les augmentations salariales stables en 2013

C’est le résultat de l’étude de Aon Hewitt sur les révisions salariales de l’année 2013 et les prévisions 2014. Réalisée auprès de 294 entreprises de tailles et secteurs divers, l’étude révèle que le taux d’augmentation global tourne autour de 2.8%.

Il est cependant possible de noter quelques disparités puisque les dirigeants et responsables voient leur rémunération augmenter de façon plus significative que celle des ouvriers et employés (2.5% contre 2%). Les petites entreprises se montrent également plus généreuses. Les grands groupes ont ainsi prévu une augmentation globale de 2.2% alors que les entreprises de moins de 1 000 salariés indiquent avoir pu dégager une augmentation de 2.8%.

Ces augmentations sont, bien entendu, fortement liées à la performance des salariés. Les employés affichant une performance supérieure au niveau d’attente reçoivent ainsi une augmentation de salaire d’environ 4%, alors que ceux avec une performance égale aux attentes bénéficient d’une augmentation moyenne de 2.5%. Pour les salariés en dessous des prévisions de performance, l’augmentation oscille entre 0.1 et 0.8%.

Ralentissement de la hausse des salaires en 2012

La DARES a révélé lundi 30 juillet que malgré la crise, le salaire mensuel de base continue d’augmenter en France. Le salaires ont ainsi été augmentés en moyenne de 2,1% en 2012, même si cette hausse est en recul par rapport à 2011 (+2,3%). Les branches industrielles sont particulièrement gâtées à ce sujet, tandis que les services voient leurs salaires moyens augmenter moins rapidement. A noter également que les différences entre catégories socio-professionnelles se sont réduites et que l’écart entre la hausse des salaires des ouvriers (+2,2%) et des cadres (+1,9%) s’est réduit.

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Tel père, telle fille

Une étude réalisée par la Columbia Business School révèle que lorsqu’un PDG homme a une fille, l’écart des salaires entre femmes et hommes dans son entreprise tend à se réduire. En comparaison, la naissance d’un fils n’entraîne en revanche aucune variation significative des salaires. Rappellons que dans le monde, les femmes sont rémunérées entre 9% et 18% de moins que les hommes, un écart qui reste constant depuis les années 1990.

Les indépendants gagnent plus que les auto-entrepreneurs

C’est le résultat d’une étude de l’INSEE qui stigmatise une différence de 700% entre les revenus totaux des deux activités non salariées. La différence se retrouve également au niveau du revenu moyen avec 35 900 € pour les indépendants contre 5 180 € pour le sauto-entrepreneurs. Cependant, on observe d’importantes disparités entre les revenus, notamment selon les professions exercées et le sexe.

Etude sur l’emploi dans la fonction publique

La dernière étude de l’Insee sur l’emploi dans la fonction publique publiée le 16 avril dresse un bilan avantageux de l’emploi dans la fonction publique.

Au total, 5.5 millions de travailleurs en France sont employés dans les fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière. On apprend dans cette étude basée sur l’année 2010, qu’au niveau salarial, les fonctionnaires sont mieux lôtis que les salariés du privé avec un salaire moyen de 2 459 € nets contre 2 082 € pour leurs homologues. La hausse des salaires dans la fonction publique en 2010 a été de 2.3%, avec une plus nette augmentation pour les jeunes de moins de 30 ans qui ont pu bénéficier  d’une hausse salariale de 3.5%. En revanche, cette hausse n’est que de 1.6% pour les plus de 50 ans et de 0.5% pour les 10% d’agents les mieux rémunérés (salaire supérieur à 3 456 €).

Au sujet de la parité homme / femme, si la fonction publique peut se vanter de réussir mieux que le privé, il reste encore des disparités à combler. L’écart de salaire entre hommes et femmes est de 13.9% (14.4% en 2009) contre 28% dans le privé. Ces écarts sont encore plus nettement visibles chez les cadres (Catégorie A) avec 18.3% d’écarts, contre 9.7% chez les agents de catégories B et 11.5% chez les agents de catégorie C.